Comment déterminer la qualité d’une huile moteur Citroen?

Pour prendre soin de votre moteur Citroën et prolonger sa durée de vie, il faut s’assurer qu’il conserve toujours un bon niveau d’huile et que cette dernière soit remplacée régulièrement.

En effet, l’huile moteur diminue les frottements entre les pièces mécaniques, ce qui limite leur dégradation. Elle joue également un rôle important dans le refroidissement et le nettoyage du moteur en cours de fonctionnement.

Nous vous expliquons dans cet article les types d’huiles existants et leur différence de qualité.

Quels sont les différents types d’huile pour moteur Citroën existants ?

On peut recommander une huile pour une Citroën en fonction du modèle, de la motorisation, de l’année de mise en circulation et des conditions habituelles de conduite. De nombreuses normes caractérisent précisément les huiles moteur, mais on peut grossièrement les regrouper en trois grandes catégories.

Les huiles 100 % synthétiques

Ce sont les huiles les plus chères et les plus performantes, elles sont créées artificiellement et issues de l’industrie chimique. Elles sont très efficaces à froid, où elles facilitent les démarrages fréquents, comme dans le cas d’une utilisation majoritairement urbaine à base de courts trajets.

Le comportement de ces huiles n’évolue que peu en fonction de la température et du temps. Elles ont l’avantage de réduire la consommation de carburant et de conserver leurs propriétés thermodynamiques plus longtemps, et donc d’espacer la fréquence des vidanges.

Les huiles 100 % synthétiques sont surtout recommandées pour les voitures récentes et les conducteurs qui éprouvent le moteur. Les voitures Citroën équipées d’un filtre à particules doivent utiliser le grade 5W30, tandis que les autres moteurs récents seront parfaitement lubrifiés à l’aide d’une huile grade 5W40.

Les huiles minérales

Les huiles minérales sont plus anciennes, elles sont dérivées de composants du pétrole. Le grade d’huile minérale le plus courant est 15W40, c’est une référence conseillée pour les moteurs Citroën datant d’avant l’an 2000.Ce type d’huile est plus visqueux qu’une huile synthétique, ce qui a l’avantage de mieux protéger le moteur et d’apporter une meilleure étanchéité. Toutefois, il peut être nécessaire d’y ajouter des additifs pour éviter les problèmes de carbonisation des pièces métalliques. Un autre inconvénient concerne la fréquence des vidanges : il faut remplacer une huile minérale tous les 7 500 km, car le fonctionnement à haute température abime peu à peu ses propriétés.

Les huiles semi-synthétiques

Les huiles semi-synthétiques sont issues d’un mélange entre huiles synthétiques et minérales. Elles offrent ainsi un compromis entre ces références, aussi bien au niveau du cout que des performances. Les huiles semi-synthétiques utilisent le grade 10W40. Elles doivent être privilégiées par ceux qui recherchent une qualité d’huile correcte sans trop dépenser. On peut aussi la conseiller en priorité à ceux qui ont un usage modéré de leur voiture. En utilisant ce type d’huile, les intervalles de vidanges sont standards, de l’ordre de 10 000 km.

L’analyse de l’huile peut révéler les secrets du moteur

On peut faire l’analogie entre la circulation du sang dans le corps humain et de l’huile dans le moteur d’une voiture. En effet, l’analyse de l’huile permet d’examiner l’état de santé du moteur et de comprendre d’éventuels dysfonctionnements.

Quels sont les tests réalisés lors d’une analyse d’huile moteur ?

Pour vérifier la qualité d’une huile moteur, on peut réaliser une analyse en laboratoire. C’est notamment une technique utilisée par les experts automobiles pour argumenter leurs constats et parfois déterminer à qui incombe la responsabilité d’un problème technique.

Plusieurs types de tests peuvent être faits sur un échantillon d’huile moteur :

  • La tache d’huile : c’est une technique visant à chauffer une goutte d’huile jusqu’à 250 °C et de la déposer sur un buvard pour étudier son absorption.
  • La viscosité : les huiles ont toutes une viscosité nominale, décrite par leur grade (exemple : 5W40). L’objectif est de comparer cette valeur avec la viscosité réelle.
  • La spectrométrie d’émission : cette technique perfectionnée vérifie la présence d’oxydes métalliques d’une taille de 2 microns.
  • La spectrométrie infrarouge : son objectif est de mesurer la qualité de l’huile en fonction de ses liaisons moléculaires.
  • Le quantifieur de particules : cet appareil émet un champ magnétique et mesure comment il est dévié par d’éventuelles particules ferriques.

Que nous apprend une analyse d’huile moteur ?

Une analyse d’huile moteur peut révéler de nombreux éléments et expliquer un bon nombre de phénomènes d’usure ou de problèmes techniques. On pourra détecter :

  • La présence éventuelle d’eau ou de carburant, qui signifierait qu’un joint est HS.
  • La découverte de bore, de sodium ou de potasse confirmerait un problème d’étanchéité entre l’huile et le liquide de refroidissement.
  • Une modification de la viscosité de l’huile, qui pourrait provenir d’une mauvaise combustion ou d’une température de fonctionnement inappropriée.
  • La présence éventuelle de métaux comme le fer, le cuivre, l’aluminium, le chrome, le plomb ou le nickel. Cela serait un signe fort d’une usure avancée des organes du moteur.
  • La détection de silice pourrait indiquer un problème au niveau du filtre à air.

En compilant l’ensemble des résultats d’une analyse d’huile moteur, on peut à la fois interpréter ces données pour comprendre l’origine des dysfonctionnements et proposer des solutions adaptées à la résolution rapide de ces problèmes.